Action sur le terrain


Visite aux femmes qui participent à l'Action chèvres

L’action humanitaire menée à Atar, Mauritanie, par Madeleine Grize, dite Mado, avec Nema Kabach, son associé, et soutenue par ACHEMA, une association de droit suisse, comporte plusieurs volets.

L’ACTION CHÈVRES : lancée par Mado à fin 2005 et reprise maintenant par ACHEMA, vise à soutenir selon le principe du microcrédit, des familles démunies (femmes seules avec enfants, sans emploi, sans commodités élémentaires, etc.) qui reçoivent en prêt une chèvre avec son chevreau, ainsi qu’une certaine quantité de fourrage. La chèvre doit être restituée avec un petit dans les trois ans. Dans l’intervalle, la femme emprunteuse assume la responsabilité de la chèvre et en tire profit grâce spécialement à son lait (qui peut nourrir les enfants ou être vendu) et aux chevreaux auxquels la chèvre donne naissance une ou deux fois par an.

L’objectif de l’action chèvres est de responsabiliser les femmes et de les mettre en contact afin qu’elles s’organisent entre elles pour s’entraider et poursuivre l’opération.

LES SACS DU DÉSERT : les femmes emprunteuses de chèvres ont la possibilité de participer à des ateliers de confection de sacs à main à partir de sacs en plastique et de languettes de cannettes d’aluminium récupérés en ville d’Atar ou alentour, ou même envoyés d’Europe. Ces ateliers sont animés par Mado. Les sacs fabriqués sont achetés et vendus ensuite en Europe.

Plusieurs femmes s’assurent ainsi un revenu régulier.

LES CENTRES DE SOUTIEN ALIMENTAIRE : en février 2007, puis en janvier 2008, deux centres ont été ouverts dans des quartiers d’Atar. Ils sont financés par Passerelles, une association française, hors tout intervention d’ACHEMA, mais gérés par Mado et Nema.

Fort de l’expérience acquise par ces derniers et sur leur suggestion, ACHEMA a décidé d’ouvrir à son compte un nouveau centre de quartier dès le début de 2009.

Chacun des centres de soutien alimentaire, accueille de 100 à 125 enfants de moins de 14 ans six jours par semaine, toute l’année, pour les repas du matin et de midi. Les enfants sont soumis à un examen médical par un infirmier et les plus dénutris pris en charge et suivis jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids qui les sorte de la catégorie des sous-alimentés. Dans chaque centre, deux cuisinières et un gardien engagés à l’année assurent l’accueil.

Le budget du nouveau centre ACHEMA est de 20'000 CHF par année. Cela représente quelque 60 centimes suisses par enfant et par jour.
Les centres de soutien alimentaire sont aussi l’occasion de chercher à sensibiliser les mères et les enfants à de multiples questions liées à la santé, telles que l’hygiène, la sexualité, l’allaitement, etc.

Comme Mado elle-même l’a souvent fait jusqu’ici, ACHEMA ne s’interdit pas d’intervenir, par son intermédiaire, dans d’autres cas particuliers où une aide est urgente.

télécharger les statuts de l'association


Chaque pièce doit obtenir l'aval de Mado

 


Contrôle mensuel par l'infirmier assisté par le gardien du Centre


La "tournée des chèvres" avec Bouha
 
textes et images achema ©2009